mardi 7 octobre 2008

Europe : le désert à petits pas...

Faibles précipitations, érosion, changement de pratiques agricoles ou cultures intensives, les pays du pourtour méditerranéen sont confrontés à un processus de désertification qui se traduit par une dégradation des terres cultivées, pâturages et forêts ainsi que par une perte sensible de la diversité biologique. Dans le même temps, la menace d’un réchauffement climatique global et les signes indicateurs de sécheresse  à venir, rendent cette situation d’autant plus préoccupante. Dans le Sud du Portugal, les géographes du projet « Desertlink » analysent depuis trois années consécutives le niveau et les raisons de la dégradation des sols de la région de l’Alentejo. Ils tentent d’apporter des réponses adaptées à la diversité des situations. L’appauvrissement actuel de certaines zones de cultures, en corrélation avec l’histoire agricole du pays soulève le problème des politiques d’agriculture intensive du Portugal au cours des cent dernières années. Missionné par l’Europe, je réalise en septembre 2007 un film de 12 minutes sur cet enjeu de taille.(Extrait de « Desert in Europe », Youris.com video

jeudi 25 septembre 2008

Voyage au coeur du Laos

Voyage sur la légendaire RN7 malgache

Sauver les derniers chevaux sauvages!

Le cheval de Prjevalski est le dernier équidé sauvage jamais dompté par l’homme. Ne mesurant pas plus d’1 m 35 au garrot, il peuplait les steppes mongoles, il y a encore 100 ans. Ce petit cheval, qui n'a guère changé depuis la préhistoire, n’était plus présent que dans quelques zoos d'Europe avant que l’association Takh ne prennent les choses en main.  Depuis 1993, elle élève en semi liberté des chevaux de Prjevalski, dans l’unique but de les  réintégrer dans leur pays d’origine, la  Mongolie. En mars 2005, caméra au poing, je pars en Lozère à leur rencontre, pour la chaîne UshuaÏa TV et son "magazine de la Terre". Extrait video

jeudi 18 septembre 2008

Coup de chapeau bio!

Dans le cadre de la lutte biologique, les chercheurs de l’inra d’Antibes profitent de la guerre qui fait rage entre les insectes. Leur travail consiste a trouver pour chaque insecte ravageur de nos cultures, son ennemi naturel sans passer par les pesticides. Si la lutte biologique est depuis longtemps utilisée en Angleterre ou en Allemagne elle n’a débuté en france que dans les années 80. La lutte biologique permet aujourd’hui de réduire jusqu'à 90%  des pesticides utilisés dans certaines cultures maraîchères. A l’heure actuel plus de 50 espèces d’insectes prédateurs sont utilisés en France contre les ravageurs de plantes. (Extrait "les insecticides naturels", le Magazine de la Terre. Ushuaïa TV) video

mercredi 17 septembre 2008

Yémen : le doux vertige du qat

Dans le grand "mafradge" de la maison traditionnelle yéménite, les hommes des tribus à demi allongés sur de gros coussins confortables, discutent en mâchouillant la plante aux pouvoirs magiques, le qat. Sur les tapis de l'immense pièce d'innombrables branches de rameaux aux vertus hallucinogènes ont été amassées en tas.  La consommation est au Yémen d'usage si courant que tous les après midi,  à l'affût des regards, dans cette salle retirée le "mafradge", on consomme jusqu'à l'extase. Plus au moins ornée suivant la position sociale du propriétaire, la température tempérée de la pièce est idéale pour la consommation du qat. Le maître des lieux y reçoit régulièrement ses invités pour y régler ses affaires pendant de longues séances de mastication. (Extrait "Le doux vertige du qat" Ushuaïa n°8)



La vanille, l'or vert de madagascar

A Madagascar, premier exportateur de vanille au monde, l'or vert fait vivre chaque année 80 mille planteurs, essentiellement dans la région de Sava, sur la côte de Madagascar, la fameuse côte de la vanille. La petite ville d'Antalaha, devenu son centre économique, était autrefois un village de pêcheurs sans histoire, avant que les colons réunionnais introduisent la culture de la vanille à la fin du XIXè siècle. Aujourd'hui les miradors poussent comme des champignons et s'érigent autour des plantations. Les ateliers de tri sont sous étroite surveillance. La fièvre de l'or vert pousse la plupart des paysans hors de leur rizière pour se jeter dans les plantations de vanille. À Madagascar, la côte de la vanille reste extrêmement soumises aux intempéries qui influencent le cours mondial de la plante aromatique. En 2000, un cyclone avait détruit 80% des cultures de vanilliers malgaches, faisant grimpé le prix de la vanille jusqu’à 300 dollars le kilo.
(Extrait "La vanille, l'or vert de Madagascar", Ushuaïa n°10 )